Création théâtrale contemporaine

La Compagnie

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Créée en 2005, la compagnie Ultima Chamada, dirigée par Luc Clémentin, développe ses créations autour de deux axes : les problématiques politiques et sociales contemporaines (Fauves, L’Etourdissement, Le Cinquième), et l’association du texte et de la musique (Inconnu à cette adresse, A Love Supreme, RUS3IES, D’un retournement l’autre).

La compagnie développe ses relations à l’étranger avec des tournées et des ateliers de formations (Congo RDC, Algérie, Côte d’Ivoire, Tunisie).

 


EN QUELQUES CHIFFRES, 10 ANS D’ACTIVITÉS DE LA COMPAGNIE (2005-2015)

- 265 représentations en France et à l’étranger
- 11 pays visités en tournée : Irlande, Italie, Belgique, Luxembourg, Liban, Niger,
Guinée, Burkina Faso, Algérie, Tunisie, Côte d’Ivoire
- 9 créations : A Love Supreme (2006), L’étourdissement (2007),
  Au moins on se sera bien amusés (2008), triptyque RUS3IES (2010) avec 1986 Nostalghia,
L’envie de vivre et Le Cinquième, D’un retournement l’autre (2012), Pour un oui ou pour un non (2013), Photo de groupe au bord du fleuve (2015)
- 1 résidence d’écriture et de création : Fauves (2009)
- 1 reprise : Inconnu à cette adresse (2008)
- 4 ateliers de formation à l’étranger (Congo RDC, Algérie, Côte d’Ivoire, Tunisie).

 

Actualités / tournées

Mars 2016 / Festival Art’scène - D’un retournement l’autre

Après une reprise au Festival d’Avignon 2015 saluée par le public, les professionnels et la presse, D’un retournement l’autre sera joué en clôture du Festival Art’scène à Vaugneray (69), samedi 19 mars à 21h30 !

RÉSERVATIONS / http://www.festival-artscene.org/Billetterie/r90.html
04 78 45 90 54

Festival Art’scène
Salle polyvalente
Rue des écoles
69670 Vaugneray


Mars 2016 / Théâtre de la Girandole – Cadres noirs

personnage fond-cravate

10 représentations de Cadres noirs seront données au Théâtre de la Girandole, à Montreuil, du 4 au 27 mars 2016.

Après avoir exploré les relations entre le monde de la finance et la sphère politique avec D’un retournement l’autre, la compagnie interroge le milieu des grandes entreprises et le rapport au travail dans une société de chômage de masse.

RÉSERVATIONS au 01 48 57 53 17 ou par mail à reservation@girandole.fr
Plein tarif / 16€
Tarif Montreuillois / 13€
Tarif réduit (adhérents, – de 18 ans, étudiants, demandeurs d’emploi) / 10€

Vendredi 4 mars – 20h30
Samedi 5 mars – 20h30
Dimanche 6 mars – 17h00
Samedi 12 mars – 20h30
Dimanche 13 mars – 17h00
Vendredi 18 mars – 20h30
Dimanche 20 mars – 17h00 / suivi d’un  débat « TRAVAIL ET SALAIRE ? » avec Muriel Wolfers de la CGT chômeurs et Daniel Rome d’ATTAC
Samedi 26 mars – 20h30
Dimanche 27 mars – 17h00

THÉÂTRE DE LA GIRANDOLE
4 rue Edouard Vaillant, 93100 Montreuil
Métro 9 – Croix de Chavaux


Octobre 2015 / Musée Dapper – Cette guerre que nous n’avons pas faite

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Dans le cadre des rencontres liées à l’exposition « Chefs-d’oeuvre d’Afrique », ETC Caraïbe et le musée Dapper organisent des lectures théâtrales d’auteurs caribéens, en relation avec la mort et le monde surnaturel.

La compagnie y présentera un texte de Gael Octavia, Cette guerre que nous n’avons pas faite.

Cette histoire pathétique de guerre avortée qui fait malgré tout bien des victimes est mise en espace par Luc Clémentin et lue par Vincent Vermignon.

Ce texte a reçu le Prix du meilleur texte francophone ETC Caraïbe/Beaumarchais en 2013.

Entrée libre.
Réservation souhaitée au 06 90 49 36 81 ou par mail etc_caraibe@yahoo.com
Samedi 17 octobre à 15h30
Musée Dapper
35 bis rue Paul Valéry – 75016 Paris
Détails de l’évènement complet

 


Juillet 2015 / Festival d’Avignon – D’un retournement l’autre

D'UN RETOURNEMENT

Après la Maison des métallos, la Cartoucherie/Aquarium, Le Monfort Théatre, L’Européen….9 représentations exceptionnelles en Avignon !

Nous présenterons D’un retournement l’autre, la comédie sérieuse sur la crise financière de Frédéric Lordon, au Théâtre de l’Alizé, du 10 au 18 juillet à 10 heures.

Tous les matins à 9h30, nous vous accueillerons autour d’un café et de lectures-surprises.

RÉSERVATIONS / http://www.ticketac.com/spectacles/region-avignon-d-un-retournement-l-autre-theatre-alize.htm

04 90 14 68 70
Théâtre de l’Alizé
15 rue du 58ème régiment d’infanterie – 84000 Avignon
theatre.alize@laposte.net – www.theatrelalize.com


Juin 2015 / Résidence Côte d’Ivoire – Photo de groupe au bord du fleuve

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Monté en concertation avec l’Institut français de Côte d’Ivoire, le projet s’articule autour du roman d’Emmanuel Dongala : Photo de groupe au bord du fleuve, dont Luc Clémentin a réalisé l’adaptation. Prenant pour point de départ le texte d’un auteur reconnu de la nouvelle génération d’écrivains africains, la création s’articule autour du théâtre et de la musique.

Une première résidence de création a eu lieu à Abidjan du 21 avril au 5 mai 2014. Elle a été l’occasion d’une rencontre entre une équipe artistique française (le metteur en scène Luc Clémentin, le comédien Loïc Risser, le musicien de jazz Olivier Robin, le régisseur et l’administratrice de la compagnie) et de jeunes comédiens ivoiriens.

Le premier temps d’échange qui a eu lieu en avril-mai 2014 s’étant révélé très productif, l’Institut français de Côte d’Ivoire a renouvelé sa confiance en la compagnie pour une seconde résidence de création en juin 2015. Dirigée par le metteur en scène Luc Clémentin, assisté du comédin Loïc Risser et du chef de chant Rémi Studer, cette étape sera clôturée par deux représentations publiques à l’Institut Français d’Abidjan les 17 et 18 juin 2015 à 20 heures.


Décembre 2014 – Mai 2015 / Atelier de théâtre au Lycée Gérard de Nerval de Luzarches

Tout au long de l’année, quatre classes de Seconde, Première et Terminale se sont interrogées sur la crise, ses conséquences humaines, comment s’en sortir au-delà du désespérant « on ne peut pas faire autrement », sur le jargon des économistes, sur le rôle de la création artistique dans le débat public… à partir du texte de Frédéric Lordon D’un retournement l’autre, mais aussi d’autres textes, des documentaires.

L’objectif était d’impliquer davantage les lycéens dans la construction de leurs savoirs, de donner sens à des savoirs disciplinaires par le détour de la création artistique, de se situer dans le débat public sur la crise, ses conséquences, comment en sortir, etc. Tous se sont confronté au texte et à la question de la transposition théâtrale d’une question économique et sociale ainsi qu’au rôle de la représentation dans le débat citoyen.

Les lycéens ont présenté publiquement leur version de la pièce de Frédéric Lordon le 26 mai 2015, à la Salle Blanche Montel, mise à disposition par la Ville de Luzarches devant 120 spectateurs.

Le film documentaire réalisé par Olivier Quatrefages et Olivier Ayme permet une rétrospective en images de cette année de théâtre :


Novembre 2014 / Rencontre mécénat

Invitation : mécénat

Venez rencontrer la compagnie pour découvrir nos projets en cours et les moyens de nous aider à les réaliser !


Mai-Juin 2014 / Résidence Algérie – Khamsin

aliferzatexecutionmountainCaricature du dessinateur syrien Ali Ferzat

La Compagnie était en résidence du 26 mai au 01 juin 2014  au Théâtre Régional de Béjaia, autour du texte Une poignée d’étoiles de Rafik Schami, et des Chroniques de la Révolution Egyptienne, d’Alaa El Aswany, adaptés et mis en scène par Luc Clémentin, et interprétés par le comédien algérien Abdelkader Djeriou. La création, qui aborde les enjeux du métier de journaliste et les problématiques politiques liées à l’exercice fragile de la démocratie, aura lieu fin 2014-début 2015, pour une diffusion dans les Instituts Français du Maghreb et du Moyen Orient, et en France.


Avril-Mai 2014 / Résidence Côte d’Ivoire – Photo de groupe au bord du fleuve

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La Compagnie était en Côte d’Ivoire pour une résidence de création autour de Photo de groupe au bord du fleuve, d’après le roman d’Emmanuel Dongala, avec les comédiens et musiciens ivoiriens de l’INSAAC. Dirigée par le metteur en scène Luc Clémentin, assisté du comédien Loïc Risser, du batteur de jazz Olivier Robin, du régisseur et de l’administratrice de la Compagnie, la résidence s’est accompagnée d’un volet de formation, autour de la technique (son, lumière, régie) et de l’administration culturelle (production, recherche de financements, communication). La création du spectacle est prévue pour 2015. Ce projet vise à favoriser la coopération artistique franco-ivoirienne dans un contexte de restructuration du secteur économique et culturel ivoirien après dix années de guerre civile, à travers un travail artistique ambitieux. Suite à la création, nous souhaitons diffuser le spectacle en France, ainsi que dans le réseau des Instituts Français d’Afrique.


Mars 2014 / Lecture au Pitch Me – N’appartenir

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En mars 2014, La Compagnie a monté, en partenariat avec le Pitch Me, une lecture du texte N’appartenir, de Karim Miské. Dans ce texte, Karim Miské, journaliste et auteur, interroge les questions d’identités et d’appartenances culturelles. Cette lecture a débouché sur un projet de collaboration entre l’auteur Karim Miské, la créatrice sonore Mélissa Petitjean, et le metteur en scène Luc Clémentin, en vue de la création du spectacle pour la saison 2015-2016.


Mars 2013 / Tournée avec Siloé-Aurore – D’un retournement l’autre

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Dans le cadre de la tournée D’un retournement l’autre en Tunisie, au cours du Forum Social Mondial de Tunis, la Compagnie a collaboré avec le Club de Prévention Siloé-Aurore. Nous avons proposé à huit jeunes du club de prévention Siloë-Aurore et deux éducateurs d’ accompagner la Compagnie à Tunis, en participant aux différentes représentations dans des théâtres et en étant acteurs de la restitution à la Mairie du 9ème au retour du voyage. Cette collaboration était l’occasion pour les jeunes de témoigner d’un événement social et artistique international et de bénéficier d’un contact direct avec les organisations représentatives d’initiatives citoyennes, en provenance du monde entier.  La richesse des informations et des rencontres lors de ce voyage a donné la possibilité de travailler avec le groupe de manière fructueuse pour la restitution qui a eu lieu le 3 juillet à la Mairie du 9ème arrondissement devant 200 personnes à l’occasion d’une soirée co-organisée par la compagnie Ultima Chamada et Attac France. Cette soirée qui a mêlé ces témoignages des jeunes à une exposition de photo, des débats et une représentation de « D’un retournement l’autre » a, en terme de sens et de participation du groupe, été un succès certain, réussite qui a amené les responsables de Siloé Aurore à demander la poursuite de la collaboration avec notre compagnie.


Dates de tournée à venir :
8-16 juillet 2016 : D’un retournement l’autre / Festival d’Avignon
14-15 août 2016 : D’un retournement l’autre / Festival de théâtre de Spa (Belgique)
21 janvier 2017 : D’un retournement l’autre / ATP de l’Aude
24 février 2017 : Cadres noirs / La Grange dîmière (Fresnes)
25 février 2017 : D’un retournement l’autre / La Grange dîmière (Fresnes)

Dates de tournée passées :
avril 2016 : Cette guerre que nous n’avons pas faite / Université Paris 3
avril 2016 : Cadres noirs / ECAM (Kremlin-Bicêtre)
mars 2016 : Cadres noirs / Théâtre de la Girandole (Montreuil)
mars 2016 : D’un retournement l’autre / Festival Art’scène (Vaugneray)
octobre 2015 : Cette guerre que nous n’avons pas faite  / Musée Dapper (Paris)
juillet 2015 : D’un retournement l’autre / Théâtre de l’Alizé (Avignon)
mars-avril 2014 : D’un retournement l’autre / Plateau 31 (Gentilly)
décembre 2013 : D’un retournement l’autre /ECAM-Théâtre du Kremlin-Bicêtre (Kremlin Bicêtre)
novembre 2013 : D’un retournement l’autre/ Théâtre du Jarnisy (Jarny)
novembre 2013 : Pour un oui ou pour un non / Le Nouveau Relax (Chaumont)
novembre 2013 : A Love Supreme / ATP de Dax (Dax)
juillet 2013 : D’un retournement l’autre / Salle Rossini (Paris)
avril 2013 : A Love Supreme / Institut Français de Côte d’Ivoire (Abidjan)
avril 2013 : A Love Supreme / L’Improviste (Paris)
mars 2013 : D’un retournement l’autre / Théâtre National de Tunisie dans le cadre du Forum Social Mondial (Tunis)
mars 2013 : D’un retournement l’autre / L’Européen (Elancourt)

Créations

La Compagnie gère actuellement cinq spectacles en diffusion : A Love Supreme, D’un retournement l’autre, Cadres noirs, Le Rêve de Madoff et Photo de groupe au bord du fleuve.

Par ailleurs, deux projets sont en cours de création pour la saison prochaine : Cette guerre que nous n’avons pas faite et N’appartenir.

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LE RÊVE DE MADOFF

LE RÊVE DE MADOFF

Création le 2 avril 2016 à l’ECAM – Théâtre du Kremlin-Bicêtre

A partir du roman éponyme de Dominique Manotti
Adaptation et mise en scène Luc Clémentin assisté de Loïc Risser
Avec Simon Mauclair
Création lumière Mathieu Bouillon

Durée : 1 heure

Coproduction Compagnie Ultima Chamada, ECAM – Théâtre du Kremlin-Bicêtre

EXTRAIT DE LA NOTE D’INTENTION

L’expérience de la mise en scène de D’un retournement l’autre,  comédie sérieuse en alexandrins sur la crise financière de l’économiste-philosophe Frédéric Lordon, a montré que le public, saisi par ce spectacle pathétique d’un monde politique impuissant et malade, répond présent quand des textes lui proposent de réfléchir ensemble sur cette dérive, aussi inexorable qu’injustifiée, d’un monde occidental paradoxalement plus riche que jamais mais embourbé dans une « crise » qui n’en finit pas…

Cette fois, pour raconter l’histoire qui se déroule sous nos yeux ahuris, j’ai souhaité lier deux textes. L’un nous plonge dans les réflexions de Bernard Madoff seul dans sa cellule – qui, comme dans Les choses de la vie de Sautet, remonte le temps qui a précédé son crash… Le deuxième est un polar étonnant du Goncourt 2013 Pierre Lemaître, qui, s’inspirant d’une vraie-fausse prise d’otages à la régie publicitaire de France télévisions, met en scène un personnage de cadre au chômage, héros contemporain de la sinistre bataille de la lutte pour l’emploi… Deux actes d’une même tragi-comédie contemporaine : une finance folle qui, quoi qu’on ait pu dire au Bourget un soir de 2012, n’a plus d’ennemi dans la classe politique et se trouve libre d’étrangler les économies nationales, générant un chômage de masse. Chômage, économie en berne et remise en cause de la classe politique qui, heureusement, peut amener, comme en Italie avec le Mouvement 5 étoiles, une prise de conscience collective suivie d’une prise de pouvoir de la société civile (163 élus au Parlement italien lors des dernières législatives).

A l’instar du texte de Frédéric Lordon, chaque volet de ce diptyque propose dans sa forme une écriture où le nécessaire humour permet de mieux appréhender le caractère immuable de la tragi-comédie humaine et de garder l’œil pétillant et optimiste afin que l’objectif d’un monde meilleur pour tous ne soit pas qu’un mirage au loin, très loin…

LC

L’AUTEUR

Dominique Manotti

Née à Paris en 1942, Dominique Manotti est historienne de formation et de métier. Elle milite dès l’adolescence, d’abord pour l’indépendance de l’Algérie, puis dans les années 60 et 70, dans différents mouvements et syndicats. Devenue romancière sur le tard, le roman noir lui apparaît comme la forme la plus appropriée pour raconter ce que fut l’expérience de sa génération. Son premier roman, Sombre Sentier, publié en 1995, a pour toile de fond une grève de travailleurs clandestins turcs dans le Sentier. Chroniques politiques des années 1980, ses premiers romans traitent de la spéculation immobilière (À nos chevaux), des implications politiques et économiques dans le monde du football (KOP), de la corruption et du commerce des armes (Nos fantastiques années fric). Toujours inscrits dans un contexte politique et social, ses romans suivants changent d’époque. Le corps noir met en scène la Gestapo française pendant l’Occupation. Lorraine connection a pour cadre les affrontements entre Alcatel et l’alliance Groupe Lagardère-Daewoo pour la reprise du groupe Thomson à la fin des années 1990. En 2013, parait son dernier roman : Le rêve de Madoff.

 

LE RÊVE DE MADOFF

« Je tablais sur deux ans de prison, comme dans la jurisprudence des années 80. Je pris 150 ans. Ce fut un tremblement de terre. Rien à voir avec une quelconque justice. On m’a fait un procès en sorcellerie. C’est une habitude chez mes concitoyens : quand ils ne supportent plus de se regarder dans une glace, ils brûlent une sorcière, et repartent ensuite, exorcisés, l’âme en paix et le regard clair. Mais je ne me reconnais pas dans ce rôle de sorcière que l’on veut me faire jouer, à contre-emploi. Je ne suis pas un criminel. Je suis l’un des fondateurs de la nouvelle économie. »
En entrant dans ce « rêve », le lecteur entre dans la peau de l’un des personnages les plus décriés de cette dernière décennie, Bernard Madoff. Issu d’une famille modeste, Madoff incarne l’American Dream. Dès 1960, il flirte avec l’illégalité pour devenir ce qu’il a toujours souhaité être : riche et influent. Dans les années 90, grâce à des fonds d’investissements privés, il devient l’un des hommes les plus courtisés de la planète. Mais bientôt, la crise des subprimes ébranle le système. Madoff est jugé coupable. La faillite est totale : il écope de 150 années de prison ferme. À la fois vainqueur et victime d’un système ? Madoff n’est que le maillon d’une chaîne, l’un des noeuds d’un système qui avait déjà tissé sa toile : la puissance du marché. S’il est économique, politique et social, le prisme adopté par l’auteur est aussi personnel : reclus en prison, Madoff déroule sa propre vie sous forme de flash-back. Et cette vie, qu’il aura voulu héroïque, n’est que le symptôme d’une culture qui a fait de son émergence un mythe fondateur : celui du pionnier, de l’aventurier.

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CETTE GUERRE QUE NOUS N’AVONS PAS FAITE

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Le texte

De retour après une longue absence, le Guerrier s’adresse à sa mère. Il raconte ce jour où il est parti à la guerre, s’arrachant à son confort bourgeois aliénant, pour « devenir un homme ». Il raconte le bistrot où il s’est échoué dans un accès de découragement et sa rencontre avec ceux qui devaient devenir ses compagnons d’armes. Et aussi cet homme pas comme les autres, ce mystérieux pacifiste qui se dressait sur leur route, fermement décidé à les empêcher de combattre. Entre deux piques contre sa mère, coupable de soumission et de compromission avec les puissants, le Guerrier explique, finalement, pourquoi il n’a jamais fait la guerre.

Ce texte a reçu le Prix du meilleur texte francophone ETC Caraïbe/Beaumarchais en 2013.

L’auteur

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Gaël Octavia est née en 1977 à Fort-de-France. A Paris, où elle s’installe pour suivre des études scientifiques, elle devient vite une touche-à-tout autodidacte qui s’intéresse à l’écriture (poésie, nouvelles, puis théâtre), à la peinture et à la vidéo (scénario, réalisation et montage de courts-métrages de fiction).

Son écriture est à la fois imprégnée de son questionnement sur des problématiques contemporaines universelles (les migrants, l’exclusion sociale, l’identité, le pouvoir, la condition féminine, la famille…) et marquée par la société martiniquaise dans laquelle elle a grandi.

Ses pièces de théâtre ont attiré l’attention d’acteurs culturels promouvant le théâtre caribéen : dès 2003, Le Voyage est remarqué par Greg Germain qui met cette pièce en lecture dans son théâtre de la Chapelle du Verbe Incarné en Avignon ; Gaël Octavia est sélectionnée par le comité de lecture de Textes en Paroles en 2004 et en 2006 ; elle   reçoit la Mention spéciale du jury du prix ETC Caraïbes/Beaumarchais en 2009 pour Une vie familiale ; elle est lauréate du Prix du Meilleur texte francophone ETC Caraïbes/Beaumarchais en 2013 pour Cette guerre que nous n’avons pas faite

Des extraits de ses textes paraissent dans les revues CulturesSud, Africultures et Coulisses.

Depuis 2003, ses pièces sont mises en espace ou jouées en France et aux Antilles. En particulier, la création de Congre et homardpar Dominik Bernard a fait l’objet d’une tournée en 2011-2012 en Guadeloupe, Avignon, Haïti, Martinique, Guyane…

Gaël Octavia fait partie des auteurs membres d’ETC Caraïbe et des Ecrivains Associés du Théâtre (EAT).

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CADRES NOIRS

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Création le 4 mars 2016 au Théâtre de la Girandole

A partir du roman éponyme de Pierre Lemaitre (éd. Calmann-Lévy)
Adaptation et mise en scène Luc Clémentin assisté de Loïc Risser
Avec Luc Clémentin, Loïc Risser et Olivier Robin (batterie)
Œil extérieur Yves Pignot
Création lumière Mathieu Bouillon
Avec l’aide précieuse de Simon Bellahsen et Nicolas Nicolaides

Durée : 1h10

Coproduction Compagnie Ultima Chamada, Compagnie Fractal Julia, ECAM – Théâtre du Kremlin-Bicêtre, La Grange dimière – Théâtre de Fresnes
Ce spectacle a reçu le soutien de la Spedidam et du Conseil général du Val-de-Marne

EXTRAIT DE LA NOTE D’INTENTION

L’expérience de la mise en scène de D’un retournement l’autre,  comédie sérieuse en alexandrins sur la crise financière de l’économiste-philosophe Frédéric Lordon, a montré que le public, saisi par ce spectacle pathétique d’un monde politique impuissant et malade, répond présent quand des textes lui proposent de réfléchir ensemble sur cette dérive, aussi inexorable qu’injustifiée, d’un monde occidental paradoxalement plus riche que jamais mais embourbé dans une « crise » qui n’en finit pas…

Cette fois, pour raconter l’histoire qui se déroule sous nos yeux ahuris, j’ai souhaité lier deux textes. L’un nous plonge dans les réflexions de Bernard Madoff seul dans sa cellule – qui, comme dans Les choses de la vie de Sautet, remonte le temps qui a précédé son crash… Le deuxième est un polar étonnant du Goncourt 2013 Pierre Lemaître, qui, s’inspirant d’une vraie-fausse prise d’otages à la régie publicitaire de France télévisions, met en scène un personnage de cadre au chômage, héros contemporain de la sinistre bataille de la lutte pour l’emploi… Deux actes d’une même tragi-comédie contemporaine : une finance folle qui, quoi qu’on ait pu dire au Bourget un soir de 2012, n’a plus d’ennemi dans la classe politique et se trouve libre d’étrangler les économies nationales, générant un chômage de masse. Chômage, économie en berne et remise en cause de la classe politique qui, heureusement, peut amener, comme en Italie avec le Mouvement 5 étoiles, une prise de conscience collective suivie d’une prise de pouvoir de la société civile (163 élus au Parlement italien lors des dernières législatives).

A l’instar du texte de Frédéric Lordon, chaque volet de ce diptyque propose dans sa forme une écriture où le nécessaire humour permet de mieux appréhender le caractère immuable de la tragi-comédie humaine et de garder l’œil pétillant et optimiste afin que l’objectif d’un monde meilleur pour tous ne soit pas qu’un mirage au loin, très loin…

LC

L’AUTEUR

Pierre Lemaitre – Cadres noirs

Pierre LemaitreNé à Paris, Pierre Lemaitre a enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale. Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Travail soigné (prix du 1er roman de Cognac 2006), Robe de Marié (prix Meilleur polar francophone 2009), Cadres noirs (prix du polar européen 2010 du Point), Alex (2011): tous les polars de Lemaître ont reçu un accueil exceptionnel de la critique et du public. Ses romans sont traduits dans une quinzaine de langues et plusieurs sont en cours d’adaptation cinématographique.

En 2013, il obtient le Prix Goncourt pour son roman Au revoir là-haut.

CADRES NOIRS

cadres-noirs-de-pierre-lemaitre-1005525Il s’appelle Alain Delambre et il pourrait être vous. Jadis, il était ce brillant DRH qui présidait aux destinées de deux cents employés. Aujourd’hui, il doit se réveiller avant l’aurore afin de garnir des cartons de médicaments pour moins d’un demi-smic. Mais c’est le regard de sa femme et de ses filles qui le blesse le plus. D’autant que, à 54 ans, Alain Delambre n’espère plus retrouver un emploi à la hauteur de ses diplômes.

Mais, un beau jour, miracle : un recruteur œuvrant pour une grande entreprise retient son CV. Voilà notre candidat prêt à accepter tout et n’importe quoi.
Notamment un jeu de rôle grotesque, où Delambre devra jouer les vrais recruteurs avant que la mascarade ne soit interrompue par une fausse prise d’otage.
Exposition quasi sociologique de la détresse d’un gagnant des années 1980 rhabillé en exclu des années 2010 ; peinture satirique et crédible du milieu des grandes   entreprises et des fantaisies qu’elles s’autorisent, quand la conjoncture offre un flot de diplômés désemparés…

Close Project

KHAMSIN

KHAMSIN
En Egypte, vent de sable brûlant qui souffle du désert, en direction du Nord-Est.


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Création prévue saison 2015-2016

Adaptation et mise en scène : Luc Clémentin
Jeu : Abdelkader Djeriou

Origines du projet

La collaboration de la Compagnie Ultima Chamada en Algérie nait suite à la représentation à l’Institut Français d’Alger de A Love supreme, in memoriam John Coltrane créé par Luc Clémentin au Festival Jazz à la Villette. L’idée de revenir en Algérie et de lancer un projet de création avec des professionnels de la scène algérienne s’impose, et un atelier de formation est mis en place avec l’intervention de Luc Clémentin et de Sébastien Jarrousse, saxophoniste. Il s’adresse à des comédiens et musiciens algériens, et explore les connivences entre texte et musique. Au printemps 2014, une résidence de création est montée au Théâtre Régional de Béjaïa, avec l’appui de l’Ambassade de France à Alger, autour D’une poignée d’étoiles, de l’écrivain syrien Rafik Schami, et des Chroniques de la révolution égyptienne, d’Alaa El Aswany. Une forme finale du projet, mettant en scène le comédien algérien Abdelkader Djeriou sera créée pour la saison 2015-2016.

 Note d’intention

« La démocratie est la solution ».

C’est par ces mots qu’Alaa El Aswany a conclu une grande partie de ses chroniques publiées dans deux quotidiens égyptiens, Shorouk et El Masri El Yom.

Petit retour en arrière…
La classification actuelle des différents pouvoirs, évalués au nombre de cinq, présents dans les démocraties parlementaires, suggère une interprétation qui semble se vérifier au regard des rapports de forces qui se précisent dans le monde contemporain. La séparation des pouvoirs est un principe né dans la Rome antique de la répartition des différentes fonctions de l’Etat. La classification de Montesquieu, proposée et théorisée dans « L’Esprit des lois »,  des trois « premiers » pouvoirs  – législatif, exécutif et judiciaire – précède la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 qui dit, dans l’article 16  : Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.  On peut considérer le quatrième pouvoir qui regroupe tous les moyens de communication à la fois comme contre-pouvoir face aux trois pouvoirs incarnant l’Etat mais aussi comme un rempart contre le cinquième pouvoir, terme utilisé parfois pour désigner la religion ou l’argent. Khamsin  se situe sur cette passerelle d’observation de la quatrième « colline » entre ces mondes de pouvoirs aux intérêts souvent convergents. Mais ce poste d’observateur est particulier, schizophrénique, car le monde des médias est à la fois juge et partie prenante dans les luttes d’influence que se livrent ces cinq entités. Une observation juste, précise des faits, pour permettre d’équilibrer les forces en présence, est-elle encore possible dans cette – parfois vertigineuse – partie de billard aux liens que l’on qualifie parfois « d’incestueux », de « consanguins » (adjectifs qui disent bien l’impossibilité d’une séparation absolue des pouvoirs et donc d’une réelle démocratie) ? Ici, un journaliste, né en Syrie, mais réfugié en Algérie, va nous raconter la naissance de sa passion pour le journalisme au fil de son enfance à Damas, de ses rencontres et de son expérience comme correspondant au Caire. A travers ce récit qui mêle Une poignée d’étoiles de Rafik Schami, journal intime d’un jeune syrien aux Chroniques de la révolution égyptienne d’Alaa El Aswany, se dessinent les enjeux du choix du métier de journaliste dans le monde arabe contemporain. Cette formidable aspiration à contribuer à la construction d’un monde plus juste se confronte aux multiples problématiques, mensonges, rapports de forces des puissances internationales du monde contemporain. L’enthousiasme qui se dégage du texte de Schami et la férocité des récits d’El Aswany donnent à entendre ce fragile équilibre de la société humaine aux mouvements passionnels qui, à l’infini, déchirent et reconstruisent le monde sous le regard – amusé ? – de Montesquieu et des autres sages qui nous ont précédés en tentant d’éclairer le chemin.

Toutes choses sont dites déjà ; mais comme personne n’écoute, il faut toujours recommencer.  André Gide 

Luc Clémentin

Les auteurs : Rafik Schami, Alaa El Aswany

Rafik Schami

Rafik-Schami-bild-autorenportrait102~_v-image512_-6a0b0d9618fb94fd9ee05a84a1099a13ec9d3321Rafik Schami est né en 1946 à Damas, en Syrie. Au début des années 1970, il s’installe en Allemagne et y poursuit ses études de chimie. Depuis 1965, il écrit en allemand des nouvelles et des contes. Il est cofondateur du groupe littéraire Sudwind et de l’association littéraire et artistique Polikunst, deux mouvements en faveur de la littérature issue de l’immigration. Vivant de sa plume depuis 1982, il connaît un immense succès : ses romans pour adolescents, ses livres pour enfants, ses romans et ses contes sont traduits dans plus de vingt langues. En 2010, il est nommé à un prestigieux poste de Professeur de littérature (Brüder-Grimm-Professor) à l’Université de Kassel.

Alaa El Aswany

al-aswany-photoNé en 1957 dans une famille intellectuelle, Alaa El Aswany étudie la chirurgie dentaire aux États-Unis, à l’Université de l’Illinois à Chicago. En Egypte, il contribue régulièrement aux journaux d’opposition et est proche des intellectuels de gauche, en particulier de Sonallah Ibrahim. Son roman L’Immeuble Yacoubian, paru en 2002, est un véritable phénomène d’édition dans le monde arabe et est rapidement traduit dans une vingtaine de langues, en plus de faire l’objet d’adaptations cinématographiques et télévisuelles. Il décrit la vie foisonnante d’un édifice autrefois grandiose du centre-ville du Caire, où les habitants font face à la corruption oppressante du régime et à la montée de la pression islamiste. Il enchaîne avec le roman Chicago, paru en 2006, qui dépeint la vie des étudiants arabes aux États-Unis après les événements du 11 septembre 2001. Ce livre connaît également un énorme succès de vente. En 2010, il publie un nouvel ouvrage intitulé Chroniques de la révolution égyptienne, recueil d’articles de presse rédigés par l’auteur jusqu’en 2008. Il y traite notamment des problèmes politiques auxquels est confrontée l’Égypte, ainsi que la situation politique d’autres nations arabes. En 2011, il prend une part active à la révolution égyptienne de 2011, s’illustrant notamment le 2 mars 2011 dans un débat télévisé contre Ahmed Chafik, le premier ministre par intérim nommé par Moubarak. Son dernier roman s’intitule Automobile Club d’Égypte et a pour cadre la ville du Caire dans les années 1940.

Extrait de Une Poignée d’Etoiles, Rafik Schami

poignée étoiles        Oncle Salim m’a raconté une histoire qu’il a entendue récemment. Il n’a pas précisé dans quel pays elle se passait, mais je crois qu’elle pourrait se passer n’importe où.

              Dans un bus qui approchait de la frontière, un passager se moquait de ses compagnons. En plus, il était vêtu d’une manière inhabituelle : il ne portait qu’une serviette autour des reins.

« Tu as du chocolat dans ta valise, disait-il à l’un, et toi une radio, et toi un magnétophone. A la frontière, ils confisqueront tout. Je connais le pays : il est interdit d’importer quoi que ce soit. »

L’homme agaçait les autres passagers, mais il n’en continuait pas moins ses plaisanteries douteuses : « Et toi, qu’est-ce que tu as là ? Une montre et une chemise ? Et toi, là-bas, tu crois pouvoir passer avec ce manteau ? »

Plus la frontière approchait, plus les passagers devenaient nerveux. Ils commençaient à comprendre pourquoi l’importun n’avait qu’une serviette autour des reins et encore, une serviette fabriquée dans le pays où ils allaient.

Quand le bus arriva à la frontière, les douaniers se montrèrent encore plus stricts que ne l’avait annoncé le passager à demi-nu. Celui-ci, tranquillement assis, riait en voyant les douaniers confisquer systématiquement chocolat, radios, montres et manteaux.

Lorsque ce fut son tour, il répondit avec assurance:

« Je suis nu, à part cette serviette fabriquée dans votre pays !

-Tu en sais long, n’est-ce pas ? fit le douanier, impassible.

-Oui, oui, je lis beaucoup ! se vanta l’homme.

-Et que lis-tu? » demanda le douanier.

L’homme énuméra de nombreux titres que le douanier nota avec application, demandant même comment s’épelait le nom de tel ou tel auteur.

Quand le passager interrompit son énumération, le douanier demanda : « C’est tout? » L’interrogé, très fier, cita de nouveaux titres, que le douanier nota sans désemparer.

L’homme à la serviette perdit peu à peu sa belle assurance et finit par se taire.

« Alors, comme ça, lui dit le douanier, tu as deux cents livres en tête et tu prétends les introduire en contrebande. Sans compter que plus de la moitié de ces livres sont interdits dans notre pays. Vraiment très raffinée comme combine ! » Et il renvoya l’homme d’où il venait.

 

Chroniques de la révolution égyptienne, Alaa El Aswany 

chroniquesObservateur et acteur très engagé dans les bouleversements dont ses romans faisaient pressentir l’urgence, Alaa El Aswany propose ici, tel un état des lieux, un ensemble de chroniques écrites avant, pendant et après le séisme de la révolution égyptienne, et cet homme si jovial, si compréhensif, si plein d’empathie pour les autres, se montre inflexible, inexorable dès qu’il s’en prend aux forces qui oppriment son pays.

Anecdotes ou faits divers, comme autant d’instantanés de la réalité, Alaa El Aswany fustige tour à tour un système corrompu, le délitement de la justice, l’indigence des structures hospitalières, la torture et les exactions de la sécurité d’Etat, les manœuvres visant à une transmission héréditaire du pouvoir, l’inégalité des droits octroyés aux femmes, la haine des différences religieuses, les fausses interprétations de l’islam et la persistante présence des hommes de l’ancien régime aux plus hautes responsabilités.

Pédagogue et opiniâtre dans son combat pour une vraie démocratie à construire, l’écrivain égyptien signe un document exceptionnel sur l’Egypte d’avant la révolution, et sur les tensions et contradictions qui subsistent aujourd’hui encore.

 

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PHOTO DE GROUPE AU BORD DU FLEUVE

 Photo de groupe au bord du fleuve

photo de groupe

Partenariats
Institut Français de Côte d’Ivoire
INSAAC
Festival Africajarc
SPEDIDAM

 

Historique du projet

A l’occasion du cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée franco-allemand, en avril 2013, l’Institut français de Côte d’Ivoire et le Goethe Institut ont invité la compagnie Ultima Chamada pour une représentation du spectacle A Love Supreme. Suite à cette rencontre, un projet de collaboration voit le jour avec l’Institut Français de Côte d’Ivoire autour de la création de Photo de groupe au bord du fleuve, d’après le roman d’Emmanuel Dongala, avec de jeunes comédiens et musiciens ivoiriens.

Une première étape de travail et de répétitions a eu lieu en avril-mai 2014, suivie d’une deuxième période de création en juin 2015.

 

Le texte

Emmanuel Dongala évoque les sujets qui lui tiennent à cœur et nourrissent son travail d’écrivain. Parmi ces thèmes, deux reviennent avec force : l’évolution de la condition des femmes en Afrique, et la répartition des richesses issues des matières premières. Ce sont ces deux thèmes que l’écrivain entremêle dans l’histoire de Méréana et de ses sœurs de lutte, casseuses de pierres à la carrière près du fleuve, la taille cassée mais le regard fier.Lorsqu’elles prennent la parole, pour réclamer une augmentation du prix de vente de leurs sacs de pierres, les femmes du bord du fleuve se heurtent à la violence des rapports de pouvoir en même temps qu’elles se prennent à imaginer transformer leurs rêves en projets.

 

L’auteur :Dongala-Emmanuel Emmanuel Dongala

Né en 1941 en Centrafrique d’un père congolais et d’une mère centrafricaine, Emmanuel Dongala trace un parcours singulier dans le paysage littéraire africain. Tout d’abord par cette naissance et l’errance qui en a résulté. Ensuite, par le choix de ses études scientifiques qu’il a menées en France, et surtout aux Etats-Unis où il a vécu de 1961 à 1968. Un pays où il vit de nouveau, depuis que la guerre a ravagé son pays et que la porte française à laquelle il avait frappé soit demeurée close.

Ses lectures le portent vers le continent latino américain et ses goûts musicaux vers le jazz. A Brazzaville, avec sa troupe, le Théâtre de l’Eclair, il a eu la curiosité d’élargir l’horizon dramaturgique et de monter Sartre et Mishima. A love supreme est extrait du recueil de nouvelles Jazz et vin de palme (1982), devenu aujourd’hui un classique, traduit dans plusieurs langues et étudié dans de nombreux lycées ou universités en France et en Afrique.

 

 

Côte d’Ivoire : Contexte

La Côte d’Ivoire est l’un des épicentres de la culture africaine francophone, rayonnant dans toute la sous-région. Pourtant, depuis les guerres civiles des années 90, jusqu’aux récentes crises électorales, l’instabilité politique a malmené les bases de la politique culturelle ivoirienne, déstructurant un secteur pourtant foisonnant. Si la Côte d’Ivoire se remet lentement de ces décennies de crise, le chemin est encore long avant que les artistes ivoiriens puissent donner toute la mesure de leur talent. Dans ce contexte, la collaboration avec la Compagnie Ultima Chamada prend tout sons sens, en encourageant l’émergence de la scène artistique locale à travers une création artistique ambitieuse.

 

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N’APPARTENIR

D’après le texte de Karim Miské,(à paraître aux Ed. Viviane Hamy)

Adaptation et mise en scène Luc Clémentin

bateau

« Ratatatatatatata… Le  tambour  roule.
Ils ménagent  leurs effets.
Le  moment est  venu  de dire.
Annoncer  le  programme.
Tout  entier  contenu  dans  le  titre. À  rallonge.
Inspirez  !  Expirez  ! Inspirez  !  Écoutez  !
« Histoire  des relations  entre les juifs
et les musulmans du Coran à nos  jours. »
J’encaisse  le  coup.  Attrape  une  tranche de saucisson.
Faut bien ça. Et je me dis : “putain !” »

Coincé entre plusieurs appartenances, fruit d’une généalogie qui puise dans des identités contrastées, Karim Miské livre dans N’appartenir une pensée caustique, sans fard, sur la société et les miroirs qu’elle nous tend. Ce texte fort, à l’écriture scénique évidente, fait résonner en chacun ses propres batailles, ses bruissements intérieurs, avec un rythme, une langue qui fuse, des mots dont la précision et la justesse, immédiatement, donnent à voir, mots-images projetés sur le mur… Dans ce récit sans pause, Karim Miské déroule le fil de ses, de nos identités. Pas si nettes. Forcément entremêlées.

Le travail de création, entamé en mars 2014 avec une lecture publique au Pitch Me (Paris 11ème), liera de façon approfondie l’auteur, Karim Miské, le metteur en scène et comédien, Luc Clémentin, ainsi que la créatrice sonore, Mélissa Petitjean, afin de donner forme et vie à ce texte caustique, puissant, intime.

 

LAUTEUR / KARIM MISKE

karim

Journaliste de formation, Karim Miské est un écrivain et réalisateur français de films documentaires né en 1964 à Abidjan. Depuis son premier film Économie de la débrouille à Nouakchott réalisé en 1988 avec Brigitte Delpech, il observe les mutations du monde, à travers des thèmes comme les rapports Nord-Sud et Orient-Occident (Islamisme, le nouvel ennemi en 1995, Sur la route des Croisades en 1996, Contes Cruels de la Guerre, réalisé avec Ibéa Atondi en 2002), la surdité (La parole des sourds en 2000) ou encore la bioéthique (Un choix pour la vie en 2009). En mars 2012, il publie son premier roman, Arab Jazz, chez Viviane Hamy, lauréat du Grand Prix de Littérature Policière. En 2013, il réalise un documentaire remarqué en 4 épisodes, Juifs et musulmans, si loin, si proches, diffusé sur Arte et qui obtient les Lauriers de la Télévision.

 

CREATION SONORE / MELISSA PETITJEAN

melissaMélissa Petitjean se forme aux techniques de la prise de son, du montage et du mixage au sein de la FEMIS. Depuis sa sortie il y a une dizaine d’années, elle a collaboré en tant que monteuse son et mixeuse à des courts puis des longs métrages : Un conte de noël, d’Arnaud Depleschin, Petit tailleur, de Louis Garrel, la Fugue, de Jean-Bernard Marlin, les films d’Emmanuel Mouret, Bellamy, de Claude Chabrol, Cadences obstinées, de Fanny Ardant. En 2014, elle est récompensée d’un César pour le mixage du film Michael Kohlhaas, d’Arnaud des Paillères. Passionnée par l’improvisation théâtrale, elle est présidente de la troupe les Malades de l’Imaginaire, et joue régulièrement au sein des Improtagonistes.

Création en 2016

 

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D’UN RETOURNEMENT L’AUTRE

 D’un retournement l’autre

D'UN RETOURNEMENT

 

Créé à la Maison des Métallos au printemps 2012, repris au Théâtre Monfort, au Théâtre de l’Aquarium, au Théâtre National de Tunis dans le cadre du Forum Social Mondial, à L’Européen,… D’un retournement l’autre a rencontré depuis ses débuts un grand succès public et critique!

Texte Frédéric Lordonlordon
Mise en scène Luc Clémentin
Distribution (en alternance) Pierre-Alain Aubry, Denis Ardant, Simon Bellahsen, Arnaud Caron, Didier Boulle, Olivier Horeau, Gérald Cesbron, Luc Clémentin, Benoît Morvan, Loïc Risser, Stéphane Valensi, Vincent Jaspard, Alain Veniger, Serge Peyrat, Jean de Coninck, Dorothée Lorthiois (chant), Alexandrine Monnot (chant), Thomas Tacquet (piano), Alexandre Javaud (piano), Martin Surot (piano)
Régie Mathieu Bouillon
Recherche sonore Coraline Janvier

Durée : 1h10

Huit comédiens, une chanteuse lyrique et un pianiste portent à la scène la virtuosité et l’humour du texte de l’économiste-philosophe Frédéric Lordon ! Cette farce pétillante et pertinente, en alexandrins, retrace en dix scènes l’enchaînement des faits qui ont plongé la France dans la crise. Quatre actes pour saisir les puissants ressorts de la magnifique histoire d’amour entre le monde de la finance et la sphère politique…

Vos actes sont parlants, surtout leur hiérarchie,
Qui disent quel est l’ordre où les gens sont servis :
r41hewqrD’abord les créanciers, le peuple s’il en reste,
Voilà en résumé la trahison funeste

Le Nouveau deuxième conseiller au premier ministre.
D’un retournement l’autre, acte IV, scène 3.

 

 

LE TEXTE

Le rideau s’ouvre : Messieurs les Banquiers, son Altesse le président de la République française, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Gouverneur de la Banque centrale et le petit peuple des conseillers de la Cour. La pièce peut commencer : lessivés par la crise des désormais célèbres «subpraïmes» (sic), les Banquiers s’apprêtent à sonner à la porte de l’État pour lui demander de mettre la main au porte-monnaie… avant que le résultat de leurs acrobaties ne fasse exploser les dettes publiques et conduise à la rigueur pour tous ? Pour tous les autres qu’eux.

 

L’AUTEUR

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Frédéric Lordon , élève de l‘Ecole Nationale des Ponts et Chaussées et de l’Institut supérieur des affaires, il est aujourd’hui directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de Sociologie Européenne.Il étudie les logiques du capitalisme actionnarial, des marchés financiers et de leurs crises. C’est un collaborateur régulier du journal le Monde diplomatique. Il participe également au Mouvement des économistes atterrés, initiative né au moment de la dette souveraine grecque qui vise à lutter contre les fausses vérités économiques largement diffusées.

www.atterres.org

 

LA PRESSE EN PARLE

« La terrible et savoureuse comédie de la crise financière, un spectacle d’agit-prop ou d’intervention, intelligent, humoristique et efficace, avec une belle voix de soprano » TELERAMA

« Quand la crise inspire le théâtre » L’EXPRESS

« Un bijou ! Vous allez adorer ce spectacle impitoyable »PARIS MATCH

« Une réflexion décalée et pleine d’humour irrévérencieux » THEATRORAMA

« C’est fort, drôle, édifiant et étourdissant »PREMIERE.FR

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A LOVE SUPREME

Créé en 2006 au Tarmac de la Villette dans le cadre du Festival Jazz à la Villette, A Love Supreme a tourné en France et à l’étranger – Italie, Luxembourg, Belgique, Burkina Faso, Niger, Guinée Conakry, Irlande, Liban et Algérie – et compte aujourd’hui plus de 140 représentations.

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Production : Compagnie Ultima Chamada
Adapté et mis en scène par Luc Clémentin d’après la nouvelle éponyme d’Emmanuel Dongala
Avec : Adama Adepoju (comédien), Sébastien Jarrousse (saxophones), Jean-Damien Varaillon / Jean-Daniel Botta (contrebasse), Olivier Robin (batterie).

 

Un patron d’une boîte de Jazz derrière son bar, un saxophoniste, un batteur, un contrebassiste, qui jouent les premières mesures de Crescent, l’une des compositions du “Maître”, du ”Sorcier”… Et c’est toute la chaleur suffocante de ce jour de juillet 67 qui revient, ce jour où John Coltrane est parti saluer les anges après avoir réveillé les âmes des pauvres mortels lors de concerts mythiques.

Les souvenirs affluent et ne demandent qu’à être partagés, mêlés de Jazz, pour ”faire sentir l’amour du monde, un amour suprême.”

 

L’histoire :

“J.C. est mort”…

A Love Supreme N&B

L’homme qui prononce ces mots arrive à peine à parler. Son interlocuteur est figé. Le choc est immense pour ce jeune Africain émigré aux États-Unis qui apprend que son idole vient de disparaître. J.C. c’est John Coltrane, le saxophoniste de jazz, le compagnon de Miles Davis, de Thelonius Monk et d’Archie Shepp, parti pour d’autres aventures. A Love Supreme, dans ce titre emprunté au fameux morceau de John Coltrane, Emmanuel Dongala résume en trois mots sa perception de celui qui, par un travail acharné, visait à ce que “sa méditation par le moyen de la musique l’ouvre à Dieu, c’est à dire à tout, àl’amour du monde, des hommes…”

 

L’auteur / Emmanuel Dongala

Dongala-EmmanuelNé en 1941 en Centrafrique d’un père congolais et d’une mère centrafricaine, Emmanuel Dongala trace un parcours singulier dans le paysage littéraire africain. Tout d’abord par cette naissance et l’errance qui en a résulté. Ensuite, par le choix de ses études scientifiques qu’il a menées en France, et surtout aux Etats-Unis où il a vécu de 1961 à 1968. Un pays où il vit de nouveau, depuis que la guerre a ravagé son pays et que la porte française à laquelle il avait frappé soit demeurée close.

Ses lectures le portent vers le continent latino américain et ses goûts musicaux vers le jazz. A Brazzaville, avec sa troupe, le Théâtre de l’Eclair, il a eu la curiosité d’élargir l’horizon dramaturgique et de monter Sartre et Mishima. A love supreme est extrait du recueil de nouvelles Jazz et vin de palme (1982), devenu aujourd’hui un classique, traduit dans plusieurs langues et étudié dans de nombreux lycées ou universités en France et en Afrique.

 

La Presse

« C’est un morceau magique de John Coltrane. C’est un texte bouleversant de l’écrivain congolais Emmanuel Dongala sur le saxophoniste disparu en 1967. C’est un spectacle rare et beau (…) : « A Love Supreme, In memoriam John Coltrane ». Marier les mots et le jazz, plonger les oreilles, le cœur et l’âme du spectateur dans un monde d’absolu musical, tel est le pari un peu fou réussi par le metteur en scène Luc Clémentin, l’acteur Adama Adepoju et le trio de jazz : Sébastien Jarousse aux saxophones, Olivier Robin à la batterie et Jean-Daniel Botta à la contrebasse. Voilà qu’ils ont inventé le théâtre jazz ou le jazz théâtre. »     Philippe Chevilley dans LES ECHOS

« Un spectacle intense. » LE FIGARO

« John Coltrane n’est pas mort. » LE MONDE 2

« Il faut se précipiter voir ce spectacle » NOUVEL OBS

« Ce spectacle est un délice musical » LE PARISIEN
« Plus qu’un hommage, un partage à ne pas manquer. » LE POINT

« Un superbe hommage à l’un des plus grands d’entre eux. » CHARLIE HEBDO

« Difficile d’imaginer hommage plus achevé que celui-ci, surtout quand il s’exprime sur scène, en chair et en os, et à quatre voix » JAZZ MAGAZINE

« Bien mieux qu’un hommage, une pulsion partagée» LES INROCKS

« La sincérité rejoint le sublime » L’HUMANITE

 

  • LE RÊVE DE MADOFF

    LE RÊVE DE MADOFF

  • CETTE GUERRE QUE NOUS N’AVONS PAS FAITE

    CETTE GUERRE QUE NOUS N’AVONS PAS FAITE

  • CADRES NOIRS

    CADRES NOIRS

  • KHAMSIN

    KHAMSIN

  • PHOTO DE GROUPE AU BORD DU FLEUVE

    PHOTO DE GROUPE AU BORD DU FLEUVE

  • N’APPARTENIR

    N’APPARTENIR

  • D’UN RETOURNEMENT L’AUTRE

    D’UN RETOURNEMENT L’AUTRE

  • A LOVE SUPREME

    A LOVE SUPREME

Direction artistique

clémentin

Comédien et metteur en scène, Luc Clémentin crée la Compagnie Ultima Chamada en 2005 avec Inconnu à cette adresse, qu’il adapte, met en scène et joue au Festival d’Edimbourg, en version anglaise. Ce spectacle est ensuite présenté en version française et totalise plus de 130 représentations en France et à l’étranger (Canada, Italie).

En 2006, il adapte et met en scène A Love Supreme d’Emmanuel Dongala dans le cadre du Festival Jazz à la Villette. Le spectacle part ensuite en tournée nationale et internationale (10 pays) et totalise 141 représentations. Il crée en mars 2012 à la Maison des Métallos D’un retournement l’autre, comédie sérieuse sur la crise financière en quatre actes et en alexandrins de Frédéric Lordon. Ce spectacle a été repris au Monfort Théâtre, au Théâtre de l’Aquarium et au Forum Social Mondial de Tunis.

Il prépare pour la saison 2015-2016, l’adaptation de Photo de groupe au bord du fleuve d’Emmanuel Dongala à l’Institut français d’Abidjan. Par ailleurs, il crée actuellement La Nuée et l’orage, un triptyque explorant la crise financière, ses effets sociaux et politiques à travers les textes de Dominique Manotti, Le rêve de Madoff, de Pierre Lemaitre, Cadres noirs et d’un recueil d’entretiens entre Dario Fo d’une part et les fondateurs du Mouvement 5 étoiles italien, Beppe Grillo et Gianroberto Casaleggio : Il grillo canta sempre al tramonto.

D’autre part, Luc Clémentin a été adjoint au conseiller culturel à la Mission française de coopération de Moroni (Comores), et coréalisateur du documentaire Commerce équitable : un commerce à visage humain(2004).

Presse

Extraits de presse de Inconnu à cette adresse
de Kathrine Kressmann Taylor
adaptation et mise en scène de Luc Clémentin

« Une émotion certaine » LE POINT
« La compagnie Ultima Chamada nous conduit au coeur du mal absolu avec une élégance glaçante » LA CROIX
« Inconnu à cette adresse : une réussite » LE PARISIEN
« Un spectacle plein d’émotion et de retenue qui mérite vraiment d’être vu » THEATREONLINE.COM
« Très émouvant et très fort » LA VIE

Extraits de presse de A Love Supreme
d’après la nouvelle éponyme d’Emmanuel Dongala
adaptation et mise en scène de Luc Clémentin

« John Coltrane n’est pas mort » LE MONDE2
« Un spectacle rare » LES ECHOS
« Il faut se précipiter pour voir ce spectacle » NOUVEL OBS
« Hommage suprême » JAZZ MAGAZINE
« Un spectacle intense » LE FIGARO
« C’est vrai, ils sont très forts… » INROCKS
« JC est mort. Sa musique, elle, est bien vivante » LA VOIX DU NORD

Extraits de presse de L’étourdissement
d’après le roman de Joël Egloff
adaptation et mise en scène de Luc Clémentin

« Luc Clémentin adapte avec une efficacité scénique redoutable le roman de Joël Egloff et signe un spectacle remarquable [...] Monde à l’agonie où le haut-le-coeur le dispute en intensité au fou rire. » LA TERRASSE
« Luc Clémentin, qui signe l’adaptation et la mise en scène de ce brillant Etourdissement, réussit à faire en sorte que l’esthétique de la caricature et du grotesque reste au service d’une réflexion sur la réalité. » THEATREONLINE.COM
« Peut-on mettre en scène des déchets humains [...], le travail brutal, l’absence d’humour, la pollution et…faire rire ? Luc Clémentin s’est penché sur ce vaste programme en mettant en scène à Confluences, une adaptation du roman de Joël Egloff, L’étourdissement . » LE MONDE

Extraits de presse de D’un retournement l’autre,
Comédie sérieuse sur la crise financière en quatre actes et en alexandrins
d’après Frédéric Lordon
adaptation et mise en scène de Luc Clémentin

« La terrible et savoureuse comédie de la crise financière, Un spectacle d’agit-prop
ou d’intervention, intelligent, humoristique et efficace avec une belle voix de soprano (D. Lorthiois)» TELERAMA
«Vous allez adorer ce texte impitoyable, c’est un bijou !» PARIS MATCH
«Une réflexion décalée et pleine d’humour irrévérencieux» THEATRORAMA
«C’est fort, drôle, édifiant et étourdissant, […] saluons cette performance théâtrale inédite et la virtuosité de ce scénario ahurissant mais terriblement réaliste !» PARISCOPE
«Un spectacle d’une drôlerie formidable!» LE MASQUE ET LA PLUME

Extraits de presse de Cadres noirs
d’après le roman de Pierre Lemaitre
adaptation et mise en scène de Luc Clémentin

« Cette confession saisit et bouleverse. » – FIGAROSCOPE
« Intelligent et prenant, Cadres noirs est un spectacle avec du souffle. Un souffle énergique, parfaitement dosé. » TOUTE LA CULTURE
« Ce spectacle « engagé » n’a rien d’une plaidoirie dogmatique. On y sourit, on y rit même un peu, même si ce thriller social est inspiré d’une histoire vraie, un drame dans l’univers professionnel. » – L’HUMANITE
« Par son jeu sec, tranchant, désespéré, ce thriller intime, aux allures de tragédie, distille la tension intenable et le profond désarroi des sans-emploi. » LA CROIX

Téléchargez les dossiers et revues de presse de la Compagnie :

Dossier de presse D’un retournement l’autre
Revue de presse D’un retournement l’autre
Revue de presse A Love Supreme
Dossier de presse Cadres noirs
Revue de presse Cadres noirs

Sujets télévisés A Love Supreme :




Nous soutenir

Soutenir la Cie Ultima Chamada à travers le mécénat :

En devenant mécène de la Compagnie Ultima Chamada, dirigée par Luc Clémentin, vous soutenez activement la création contemporaine.

Lors de la saison 2014-15, la Compagnie a recueilli grâce à une campagne de mécénat le soutien indispensable pour mener à bien la création et la diffusion de ses spectacles, notamment en participant au Festival d’Avignon. Dans un contexte économique où les financements pour la culture se raréfient, la compagnie Ultima Chamada poursuit son engagement et sa recherche pour la création théâtrale, afin de contribuer au dialogue nécessaire face aux questions qui traversent la société contemporaine.

Le mécénat n’est pas l’apanage de quelques riches donateurs. Il concerne aussi le monde de l’entreprise et les particuliers, qu’il relie au monde culturel et à la société de manière générale. Le mécénat est une expression nouvelle de la société civile comme partie prenante de l’intérêt général.

En 2015-16, parmi ses projets, la Compagnie souhaite faire poursuivre la diffusion de D’un retournement l’autre, de Frédéric Lordon. Après le succès public et professionnel rencontré au Festival d’Avignon en juillet 2015, une tournée est en préparation pour la saison 2016-2017. Au premier semestre 2016, nous avons abouti à la création de Cadres noirs, d’après le roman éponyme de Pierre Lemaitre. Afin de développer ces projets dans les meilleures conditions possibles et développer un projet artistique ambitieux, nous faisons appel aux contributions de tous ceux qui souhaitent soutenir la création théâtrale contemporaine développée par la compagnie.

 

Informations sur le Mécénat

« La liberté d’entreprendre est le moteur du mécénat »
Jacques Rigaud Président de l’association de promotion du mécénat d’entreprise Admical

Le mécénat est un soutien financier ou matériel apporté par une entreprise ou un particulier à une action ou activité d’intérêt général (culture, recherche, humanitaire…). C’est également une façon pour les particuliers ou les entreprises de décider eux-mêmes de l’affectation d’une partie de leurs impôts à un projet spécifique.

Une démarche qui fait sens
-
Participer à une démarche citoyenne d’envergure et d’intérêt commun
- Investir pour le développement de la création artistique contemporaine
- Bénéficier d’un contact personnalisé avec les porteurs de projet qui prendront en compte votre problématique et les objectifs de votre engagement

Par ailleurs, pour les entreprises, le mécénat peut vous permettre de :
-
Valoriser votre entreprise en termes d’image
- Associer vos salariés aux valeurs portées par votre entreprise en affirmant son rôle d’acteur dans la société civile
- Renforcer votre culture d’entreprise et proposer des activités culturelles communes à vos salariés

 

Les Avantages fiscaux

Particuliers

Pour les particuliers la réduction fiscale s’élève à 66% du don retenu, dans la limite de 20% du revenu imposable, mais avec la possibilité d’étaler la réduction sur 5 ans si le plafond est dépassé.

Entreprises

Pour les entreprises, la réduction fiscale s’élève à 60 % du don, elle est plafonnée à 0,5 % du chiffre d’affaires avec possibilité, en cas de dépassement de ce seuil, de reporter l’excédent au titre des 5 exercices suivants.

 

Les contreparties
-
Pour les entreprises : insertion de votre logo sur tous nos outils de communication (site internet, affiches, tracts,…)
- Pour les particuliers : invitation pour assister à la représentation de Cadres noirs du 2 avril 2016 à l’ECAM – Théâtre du Kremlin-Bicêtre

(Pour les premières, transport pris en charge selon le montant du don fait à la Compagnie)

 

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  1. Remplissez le formulaire ci-dessous
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Scènes nationales Espace des Arts, CMAC, L’Artchipel //

Théâtres de villes  Théâtre de la Maline, Théâtre de Roanne, Théâtre de Charbonnière, Théâtre de Bron, Espace Albert Camus, Théâtre de Royan, Théâtre d’Amiens, Théâtre de Lezay, Théâtre de Gleizé, Théâtre de Fontainebleau, Théâtre de Vanves (…) //

Festivals Festival Jazz à la Villette, Les Francophonies en Limousin, Festival Jazz sous les Pommiers, Festival des Arts du Récits, Festival des petits riens, Festival Off d’Avignon, Festival Les Théâtrales Charles Dullin, Festival Africajarc, Festival Jazz’titudes //

Autres structures Tarmac de la Villette, Le Grand Parquet, La Maison des Métallos, Théâtre Monfort, Maison Folie de Moulins, ATP d’Epinal, Théâtre de l’Aquarium, Cartoucherie, L’ECAM, Théâtre du Kremlin-Bicêtre, Le Nouveau Relax, Scène Conventionnée de Chaumont (52) (…) //

 

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